Pourquoi on a faim ?

Crédits photo : Doug The Pug ©

Crédits photo : Doug The Pug ©

Vous le sentez, ce désir ardent de nourriture qui gronde en vous, qui vous tord l’estomac, vous donne envie de dévorer la première chose que vous aurez sous la main ? On n’est pas loin du scénario d’un film d’horreur mais non, rassurez-vous : ce n’est que votre faim. Mais pourquoi a-t-on faim au juste ? Quelques explications sur cette sensation vitale qui peut vite devenir un impératif plus qu’un plaisir.

Le cerveau : moteur de votre faim

La faim pourrait être comparée à un manque de carburant : le taux de sucre dans votre sang est trop bas ? Les lipides, les glucides ou les vitamines sont en quantités insuffisantes dans votre organisme ? Que la jauge soit vide (estomac), qu’il manque d’huile de moteur ou d’essence, votre cerveau vous prévient qu’il a besoin de manger.

Ainsi, dès que vous mangez en quantité suffisante (l’estomac est tendu) ou que la quantité d’un aliment ingurgitée est satisfaisante, le cerveau commandera d’arrêter de manger car le “réservoir” est plein et qu’un besoin a été atteint : essayez par exemple de prendre une cuillère de sucre ou de sel, et vous verrez que vos capteurs gustatifs seront saturés si rapidement que le cerveau commandera d’arrêter d’en manger.

Le cerveau : ce faux-ami

Alors pourquoi grignote-t-on ? Et d’où vient cette sensation d’avoir toujours faim ?

Tout est une question d’envies et de capacité à les satisfaire. A l’instar des animaux, et malgré le raisonnement qui nous diffère de ces derniers, le cerveau a gardé certains de ses réflexes primaires :

  • Pour le cerveau reptilien, ne pas manger à sa faim est synonyme de danger pouvant être périlleux pour la santé. La faim est donc un réflexe de survie, ce qui est ironique lorsqu’on pense que notre société occidentale a fait de la minceur un idéal de beauté !

  • De cette quête d’assouvir un besoin vient notre envie constante de manger et de grignoter. Manger un bout de pain par exemple va enclencher le processus de digestion et par la même occasion enclencher une faim qui n'aurait pas lieu d'être.

  • Cette quête peut avoir un effet pervers, notamment lorsqu’on grignote pour compenser (un état de tristesse, d’ennui, etc.). Or, ce désir n’est pas raisonnable ou physique, mais uniquement psychique. On remplace un manque par un désir de nourriture qu’on essaiera de satisfaire.

Comment dompter sa faim ?

La réponse peut sembler un peu tordue mais… trompez votre cerveau !

  • Regardez, sentez… mangez ? L’adage est vrai : le goût est important, mais aussi l’aspect visuel et le parfum de vos plats. Votre cerveau, par ses récepteurs visuels et olfactifs, commence déjà à manger lorsque vous sentez les plats ! A ce moment, la digestion commence et produit des sucs, des hormones digestives et de la salive (d’où l’expression « avoir l’eau à la bouche). Visualiser une petite assiette pleine annoncera à votre cerveau que vous allez bien manger (contrairement à une grande assiette à moitié vide). Alors mentez à votre cerveau : sentez et regardez de bons petits plats, il aura l’impression d’avoir commencé à manger !

  • Enfin : prenez votre temps pour manger. Même si l’influx nerveux est rapide, les capteurs afférents sont moins rapides (hormones, fluides…). Ainsi, votre estomac a besoin de 20 minutes minimum avant de transmettre l’information à votre cerveau que vous avez mangé à votre faim. Donc prenez le temps de mâcher, faites des pauses, posez vos couverts entre deux bouchées… ou discutez avec votre chat !

Article concocté par Seng

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