De l'importance de la pause déjeuner

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Officiellement, selon l’article R4228-19 du code du travail, il est interdit de prendre ses repas dans les locaux affectés au travail. Sachez donc que si vous faites partie de ces gens qui mangent à leur bureau, devant leur écran, vous êtes hors-la-loi !

Selon une enquête réalisée par Edenred en 2016 auprès de 2 500 salariés dans 14 pays différents, le temps de pause déjeuner varie d’un pays à l’autre. Il est en moyenne de 30 minutes, mais peut monter à 45 minutes pour la France qui fait partie des bons élèves (avec 60% des salariés qui sortent déjeuner à l’extérieur). Malheureusement, on observe que cette tendance s’inverse : dans une logique d’optimisation de son temps de travail, ce serait maintenant 27%des salariés français qui déjeuneraient à leur bureau. 

Les impacts physiques de la pause dej’ devant son écran

Tout d’abord, vos collègues peuvent être gênés par les effluves de votre plat qui se diffusent en un temps record dans tout l’openspace…

On se focalise souvent sur le contenu de notre assiette mais la façon dont nous consommons nos aliments est aussi cruciale. Le fait d’être présent pendant le moment du repas est tout particulièrement important. Cette pratique, héritée du bouddhisme, a pour objectif de se reconnecter à l’expérience même de manger et d’apprécier les aliments.

Le but est d’organiser le moment du repas autour des signaux envoyés par notre corps : la sensation de faim et la sensation de satiété.

Cette pratique ne permet pas seulement d’éviter de trop manger mais permet également d’apprécier les saveurs, les textures, les odeurs et l’expérience globale du repas.

En mangeant à son bureau, notre attention n’est pas focalisée sur ce qu’on mange et on n’assimile donc pas les aliments que l’on avale et on fait du repas un acte automatique.

En général, on mange très vite en mastiquant peu et on ne laisse pas le temps au cerveau de réaliser qu’on est en train de le nourrir, ce qui diminue la sensation de satiété.

Une étude de l’Université d’Indianapolis confirme les effets de la mastication sur la satiété. 13 volontaires ont mâché 55 grammes d’amandes plus ou moins rapidement. Pendant les 3 heures suivantes, les chercheurs ont démontré que les personnes qui avaient mâché plus lentement avaient moins faim que celles qui avaient mâché rapidement. Vient ensuite le World Wide Web…

Les impacts sur la productivité

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, manger à toute vitesse pour se remettre à travailler au calme dans l’openspace vide n’est pas gage de productivité, mais tout l’inverse.

En effet, faire des pauses régulières permet d’accroître la productivité. Connaissez-vous la méthode Pomodoro ? Cette méthode se base sur l'usage d'un minuteur permettant de respecter des périodes de 25 minutes appelées pomodori. Ces différentes périodes de travail sont séparées par de courtes pauses. Ces pauses régulières favorisent l'agilité intellectuelle et notamment la consolidation de la mémoire.

La pause déjeuner n’est pas seulement une tranche horaire lors de laquelle on calme sa faim. Au-delà du besoin physiologique, le déjeuner est également un temps où l’on permet à son cerveau de faire une pause, un temps de relaxation où l’on se déconnecte de son travail. Il est donc important que la rupture soit spatiale et psychologique. Des universitaires berlinois se sont penchés sur les conséquences psychologiques d’un repas. Ils ont étudié les émotions de 32 personnes : 16 d’entre elles mangeaient seules à leur bureau tandis que les 16 autres s’accordaient une vraie pause et prenaient un repas à table avec d’autres personnes. Résultat : les personnes ayant pris plaisir à manger au restaurant étaient plus aptes à se relaxer, à laisser se relâcher leurs fonctions cognitives, permettant ainsi de maîtriser davantage leur palette d’expressions faciales et donc d’augmenter potentiellement leur créativité et leur rapport aux autres. 

La pause déjeuner est donc loin d’être une perte de temps et d’efficacité et se révèle bénéfique lorsque l’on prend le temps : amélioration des relations entre collègues, augmentation de la créativité, fonctions cognitives reposées, moins de stress et donc plus d’efficacité dans l’après-midi. 

De plus, 79% de salariés français qui se disent ravis ou satisfaits au travail sont justement ceux qui s’accordent une pause déjeuner d’au moins 30 minutes. Bonheur et productivité, la pause dej’ rend donc heureux et plus productif !

Alors qu’est ce qu’on mange au déjeuner ?

Pour garder la force mentale et morale lors de la seconde partie de journée, nous vous conseillons de prendre un déjeuner complet : féculents, fibres, minéraux et pleins de fruits et légumes pour permettre de maintenir un bon niveau d’énergie. 

Besoin d’inspiration ? Voici quelques recettes de notre blog qui seraient parfaites pour un déjeuner équilibré au travail : essayez par exemple nos muffins vegan au quinoa, notre galette végétarienne ou ces petits bols aux courgettes et à la polenta !  

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Julie AndrieuxCommentaire